Pas celle que tu crois (Mhairi MacFarlane)

Chronique proposée par : Glurpy

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Édition : Harlequin

Prix : 14.90

Pages : 478

Résumé

Lorsque, suite à un énorme malentendu, Edie est surprise en train d’embrasser le marié lors du mariage d’un de ses collègues, elle se laisse condamner sans réagir, incapable de se défendre. Aussitôt mise à l’écart au bureau et par tous ses contacts sur les réseaux sociaux, elle finit par accepter la proposition de son patron : quitter Londres pour la ville de son enfance, Nottingham, afin d’y suivre un acteur en vogue dont elle doit écrire la biographie.

Sauf que, faute de moyens, elle doit s’installer chez son père et cohabiter avec sa sœur excentrique et définitivement insupportable. Comme si ce n’était pas suffisant, la première rencontre avec Elliot Owen, le fameux acteur, est catastrophique. Quand le destin s’acharne à ce point, il ne reste plus que deux possibilités : subir ou réagir. Alors, Edie laissera-t-elle les autres décider à sa place ou bien choisira-t-elle de leur prouver à tous, ainsi qu’à elle-même, qu’elle n’est pas celle qu’ils croient ?

Par où commencer ? Ce qui m’a poussé à acheter ce livre, c’est la promesse d’une belle histoire d’amour à l’intérieur. Et comment vous dire que le titre, Pas celle que tu crois, reflète exactement le sentiment que j’ai en finissant cette histoire.

Comme la plupart des romances de nos jours, celles qu’on retrouve en masse chez notre libraire favori ou en ligne sur notre site chéri bien utile pour augmenter le volume de nos piles de lectures, je m’attendais à retrouver le même schéma dans ce roman. Je m’attendais à une fille complètement folle et déchirée qui fantasme sur ce magnifique acteur, avec qui elle aura une passion dévorante qui conduira forcément à une crise avant une splendide réconciliation (en passant par quelques scènes un peu… disons, privées). Eh bien, que nenni, jeunes lecteurs !

L’histoire, bien qu’elle démarre dans le vif du sujet, c’est-à-dire qu’on assiste au même du baiser volé avec le marié lors de son mariage, met du temps à vraiment débuter. On en apprend plus sur la vie de la jeune (pas si jeune selon elle) Edie avant d’entamer la romance. On découvre le décor de l’hôtel dans lequel à lieu le mariage ; Londres, l’agence dans laquelle elle travaille ; Nottingham et encore une autre bonne dizaine de lieux. La description donne l’illusion de se retrouver au cœur de ces lieux. Je ne vais pas vous mentir, moi, le surplus de descriptions, c’est comme le surplus de fromage à raclette : ça tue le gras avec un amas de fromage gras dégoulinant par-dessus. En gros : ça ne donne plus autant envie au bout d’un moment.

Que serait une histoire sans personnage avec leur propre personnalité ? J’ai pris un malin plaisir à haïr Jack, le mari qui ne se sent pas coupable du tout. Je ne suis pas du genre à souhaiter du mal, même au méchant des romans, mais lui… s’il pouvait s’étouffer avec ses âneries, je ne le pleurerais pas. Évidemment, on prend aussi un malin plaisir à haïr les collègues de la protagoniste, après tout, ils jouent très bien leur rôle. Elliot, Meg (la sœur menant une guerre contre tout et n’importe quoi) et le père d’Edie ainsi que ces deux amis, Nick et Hannah, sont des personnages tout à fait charmants, adorables. Eux aussi tiennent leur rôle à merveille. (Petite précision cadeau : Meg, on l’aime ou on la déteste. Pas de demi-teinte.). Je dois être honnête avec vous, Edie n’est pas mon personnage préféré dans cette histoire. Je comprends sa situation, mais passé trois quarts du livre à s’apitoyer sur elle-même… je vous repasse le coup de la raclette ? Le personnage à mourir de rire est Margot. Qui c’est ? Lisez-le et vous me direz ce que vous pensez d’elle. Bon d’accord, parce que je suis gentille, je vous le dis. C’est la voisine de la famille Thompson qui est complètement… unique en son genre et hors du temps. Elle est tout simplement Géniale (Oui ! Avec un grand G).

L’ambiance du livre, comme toute romance, se veut légère et sympathique. On peut même dire feel good. C’est le cas ici aussi. L’auteure tente de nous faire entrer dans l’histoire, par les descriptions, les divers personnages ou encore l’humour (par le biais de diverses références culturelles ou non) qu’elle introduit à grandes pelletées dans le récit. Oui, parfois, c’est bien drôle, je l’avoue. Mais à d’autres moments, cela donne l’impression que c’est de trop, que c’est forcé. Je ne vous refais pas le coup, vous sentez venir la réplique (sûrement avec l’odeur du fromage dégoulinant…)

Et la romance dans tout ça ? C’est ce que vous vous dites, n’est-ce pas ? Eh bien, je me dis la même chose. Pas celle que tu crois, oui en effet. Ce n’était pas l’histoire que j’espère. Sur un total de presque 500 pages, plus du trois-quarts du roman traite seulement du ressenti d’Edie fasse au scandale qui éclate sur ce fameux baiser volé. La romance… Elle tient en moins de 100 pages si vous voulez mon avis. Par contre, point positive pour les grands timides de scènes intimes ! Il n’y en a aucune !

Au-delà de ces petits défauts, l’histoire est plaisante. On voit Edie évoluer, passant de la jeune femme timide qui se préoccupe de l’image des autres avant la sienne, qui est plus effacée qu’Harry Potter sous sa cape d’invisibilité. À la fin, on redécouvre une nouvelle Edie, avec à la clé, une leçon de vie sublime.

Toujours dubitatif après ça ? Je peux comprendre. Contrairement à ce que vous pouvez penser, je ne suis pas si méchante. Non, je ne suis pas une sorcière ! Pour preuve, je vous offre un extrait. Oui, je suis comme ça. :)

« Je pensais que Charlotte se contenterait de quelque chose de plus simple, plus épuré. Du genre Carolyn Bessette quand elle a épousé John-John. La robe à strass, ça fait un peu ringard, tu ne trouves pas ? Il semblerait qu’une fois franchi le seuil d’une boutique Pronuptia, même les femmes de goût pètent une durite et succombent à la fièvre “princesse Disney”. Je n’en peux plus de ces bouquets de roses, avec leurs perles et leurs tiges enrubannées… on croirait un moignon couvert de bandages. Il faudrait leur dire qu’une fois qu’une star de téléréalité a exploité l’idée, c’est mort : tu oublies ! Et puis, excuse-moi, mais je trouve que le bronzage, sur une mariée, ça fait vulgaire. Beurk, deux gorgées et j’ai foutu mon Buck’s Fizz dans une plante en pot. Ils se figuraient peut-être qu’en le camouflant avec du jus d’orange, on ne remarquerait pas qu’ils nous servent un mauvais champagne ? Regarde le DJ : la cinquantaine, le petit blouson en cuir… il est au courant qu’on n’est plus en 1983 ? On le croirait tout droit sorti de Top Gear. Tu paries qu’on va se taper les Kings of Leon et leur Sex on Fire ? Sans parler du Un-Break My Heart de Toni Braxton pour la minute “slow torride”. Ça tuerait quelqu’un de faire un mariage moderne ? »

Note : 6 / 10

Ce sera un 6 pour moi. C’est une histoire sympathique et légère. Je pense néanmoins qu’il aurait fallu retravailler un peu l’écriture afin de se sentir un peu mieux au cœur du récit. Cela reste quand même une histoire toute mignonne même si la fin demeure un peu trop ouverte à mon goût. Mon cœur de romantique n’a pas été comblé.

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