Summer (Monica Sabolo)

Chronique par : Glurpy

9782709659826-001-t

Édition : J.C. Lattès
Prix : 19.00 €
Pages : 316

Résumé

Lors d’un pique-nique au bord du lac Léman, Summer, dix-neuf ans, disparaît. Elle laisse une dernière image : celle d’une jeune fille blonde courant dans les fougères, short en jean, longues jambes nues. Disparue dans le vent, dans les arbres, dans l’eau. Ou ailleurs ?
Vingt-cinq ans ont passé. Son frère cadet Benjamin est submergé par le souvenir. Summer surgit dans ses rêves, spectrale et gracieuse, et réveille les secrets d’une famille figée dans le silence et les apparences.

Par où commencer ? Ce livre, en apparence si simple, ne l’est pas. Il est vraiment complexe mais il est si beau aussi. Il se lit très bien et sait captiver son lecteur. J’ai mis du temps à le lire, à cause de mes activités à côté, sinon je l’aurai fini en deux jours. Je dois cependant vous mettre en garde sur un détail : si vous êtes tristounet ou en période de dépression, ne lisez pas ce livre. Il est magnifique mais très sombre aussi. Attendez que le soleil revienne illuminer vos journées pour commencer ce livre. Bon, assez blablater, rentrons dans le sujet !

On ouvre le roman sur Benjamin, 25 ans après la disparition de sa sœur, lorsqu’il pénètre dans son bureau fraîchement refait. Cela le ramène au lac, à ce jour où sa sœur s’est évaporé lors d’un pique-nique. Et Bam ! On plonge dans ses souvenirs tout en le suivant dans sa vie quotidienne, surtout lors de ses séances avec son psy. On apprend à connaître Summer, à découvrir la fille qu’elle est tout en voyant dans quel univers elle évolue avec son frère. Il faut quand même l’avouer, le roman paraît long au début puisque Benjamin, le protagoniste principal, ne sait pas ce qu’est devenu sa sœur. Pour lui, l’enquête n’a jamais abouti à une quelconque piste. Du coup, nous, lecteurs, ne savons rien sur ce qu’est advenu Summer.

Le livre paraît traîner en longueur pendant un temps jusqu’à une rencontre que fait Benjamin. C’est là que tout s’enchaîne. Très vite. On plonge dans un tourbillon d’informations. On se retrouve le souffle coupé, suffocant, cherchant non pas de l’air mais de nouvelles informations. Et c’est arrivé 50 pages avant la fin qu’on commence à découvrir en même temps que Benjamin la vérité sur Summer. C’est là qu’on va de révélations en révélations, qui sont toujours plus poussées jusqu’à l’ultime révélation. Et là… j’ai dû fermer le livre. Je me sentais mal pour Benjamin, mal pour Summer. Je voulais arrêter ma lecture là, ne plus jamais rouvrir ce livre. C’était horrible, tellement horrible que je ne vous dirai rien. Vous voulez savoir ? Lisez ce livre. Mais je vous rassure tout de suite, mon désir de savoir la suite a été plus fort que tout. J’ai alors ouvert mon livre à nouveau et j’ai continué. Et j’ai bien fait ! La fin est sublime ! Je me suis sentie tellement heureuse pour Benjamin. Enfin, il avait une réponse, et peut-être même plus… Je ne vous le dirai pas non plus ! Lisez-le je vous dis !

Note : 9 / 10

Ce livre est un coup de cœur. Je l’ai aimé, aimé à un point que je n’imaginais même pas. Je ne m’attendais pas apprécié autant ce livre sachant que, si je n’avais pas été obligée de le prendre, je ne l’aurai pas choisi. Mais, comme on dit, le destin fait bien les choses parfois. J’ai littéralement tout aimé, même ce passage horrible je comprends tout le pouvoir qu’il a. Bien sûr, cette « chose » ne réside qu’en quelques lignes, et ce n’est même pas pleinement explicite, mais c’est ce qui rend la « chose » plus horrible encore : savoir que cela arrive mais que ça ne reste qu’un détail (même aussi important qu’il soit) montre la monstruosité de la chose. Ce livre doit être lu par chacun d’entre nous. Il peut nous apprendre tellement de choses… A méditer.

Extrait

J’ai compris que des jeunes filles peuvent s’évaporer, devenir un souffle, ou le chant d’un oiseau. Ou alors se décomposer dans un bois, sous des pelletées de terre jetées à la hâte, se métamorphoser avec les saisons, la pluie, les vers, en un tas d’ossements, nets et blancs, juste sous les pieds des promeneurs, sans que la marche du monde en soit ébranlée. Sans que personne n’y pense, ou ne prie pour elles, sans que leurs prénoms n’évoquent rien. Ils sonnent, légers, le son des clochettes dans un ciel d’été.

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